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Les praticiens qui recommandent encore la viande : pourquoi je ne les suis plus

Praticiens et viande

Je n’ai plus envie de blâmer les consommateurs. Je questionne ceux dont c’est le métier de les guider.

Pourquoi tant de praticiens recommandent encore la viande ? Diététiciens, coachs, naturopathes, influenceurs santé : beaucoup rassurent leurs clients avec deux formules magiques, « c’est de la qualité » et « de temps en temps ». Et ces deux formules suffisent à faire tourner l’élevage intensif, la planète en surchauffe et la souffrance de milliards d’animaux.

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Ce carrousel a été aimé par plus de 1 200 personnes sur Instagram. Voici la version complète, avec tout ce que je n’ai pas pu mettre en 10 slides.

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« On va encore ouvrir une ferme de saumon intensive en Gironde, t’as vu ça ? » « Bah, je mange du saumon, mais de qualité, comme l’a dit un gars sur internet. » Cette conversation, je l’entends partout. Et je ne veux plus en vouloir à la personne qui la tient. Elle n’est pas professionnelle de la santé. Elle fait confiance à quelqu’un qui l’est, ou qui en a l’air. Mon post a été vif, je l’assume. Ici, je prends le temps d’argumenter, sans attaquer personne. Parce que le sujet mérite mieux qu’une insulte.

Tu te reconnais ?

6 phrases de bonne conscience, et ce qu’elles cachent

  • « Je ne bois que du lait cru du coin. » Mais un peu de crème et de fromage industriels dans la tartiflette, ça passe.
  • « Je suis flexitarien, je mange moins de viande. » Mais là, c’est l’apéro chez un ami, saucisson et charcuterie sur la planche. Et l’apéro, c’est souvent.
  • « Des œufs de temps en temps, et seulement de bons élevages en plein air. » Mais les viennoiseries ramenées au bureau, personne ne demande d’où viennent les œufs dedans.
  • « De la viande rouge, presque jamais, et seulement de qualité. » Mais là, il y a barbecue. Mais là, c’est le fast-food. Mais là, on est chez mamie. Mais là, on va au resto. Mais là, c’est le petit plaisir.
  • « Que des abats, pour les vitamines ! » Puis, faute de temps, une boîte de bolognaise de supermarché.
  • « C’est juste un petit bout de poisson. » Et la demande augmente, et on ouvre une nouvelle ferme.

La « qualité » existe surtout dans nos têtes. Dans les faits, l’immense majorité des produits animaux consommés vient d’élevages intensifs, et le « de temps en temps » revient presque tous les jours.

Pourquoi je ne blâme plus les consommateurs

Je suis passé au végétal en 2018. J’ai grandi dans une éducation portugaise à l’ancienne, où l’exploitation animale était absolument normale. Personne autour de moi ne questionnait rien, et quand j’ai changé, mon entourage était contre moi. Je sais à quel point on peut être de bonne foi en mangeant de la viande.

Je vais être honnête : je ne suis pas contre la recommandation de produits animaux pendant une période transitoire. Je le fais moi-même parfois dans mes accompagnements, quand la personne n’est pas végane. Une transition, c’est ok. Ce qui me pose problème, c’est le praticien qui en fait une destination, et qui ne propose jamais autre chose.

Marco Pois Chiche, praticiens et recommandation de viande

Une période transitoire, c’est ok. Une vie entière à rassurer les gens sur ce qui abîme le vivant, ce n’est plus de la santé.

Le vrai diagnostic

Pourquoi des praticiens recommandent encore la viande

Ce n’est pas de la méchanceté. C’est un mélange de formation, d’habitude et de confort. Mais quand on accompagne la santé des autres, on a une responsabilité de plus.

  • 📚Une formation restée en arrièreBeaucoup de cursus enseignent encore l’assiette des années 1980 : protéines animales à chaque repas, laitages pour les os. L’alimentation végétale y est vue comme un risque à gérer, rarement comme une compétence à maîtriser. Quand on ne sait pas accompagner une transition végétale, on recommande ce qu’on connaît.
  • 🏭Des messages façonnés par les filièresLes interprofessions de la viande et du lait investissent des millions dans la communication. Une partie de la recherche en nutrition est financée par des acteurs qui ont un intérêt dans ses conclusions. Ce n’est pas un complot, c’est un biais à connaître.
  • 🪞Le confort de déculpabiliserDire à un client « mange de la qualité, de temps en temps » le soulage, et le fait revenir. Lui dire « on peut faire autrement, je vais t’apprendre » demande du travail, de la compétence et du courage. On garde les gens dans une forme de conservatisme, d’immobilisme.
  • 🧍Le praticien parle aussi de son assietteOn recommande souvent ce qu’on vit soi-même. Un praticien qui n’a jamais fait sa propre transition aura du mal à la proposer. C’est humain. Mais c’est un angle mort.

Et pendant ce temps, la planète crame. L’élevage représente environ 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon la FAO, auquel s’ajoutent la déforestation, la consommation d’eau et l’effondrement de la biodiversité. Pour moi, notre consommation de produits animaux est l’un des tout premiers problèmes à résoudre dans nos sociétés. Et les grandes cohortes de végétariens et de vegans, comme EPIC-Oxford ou les études adventistes, observent chez eux un risque plus faible de plusieurs maladies chroniques, avec des points de vigilance connus et gérables, comme la B12. Les données existent. Ce qui manque, c’est la volonté de les transmettre.

Le vrai pourquoi

Ce n’est pas ta faute. Mais c’est notre responsabilité à tous

Toi qui lis, la santé n’est probablement pas ton métier. Tu penses bien faire, et ta santé est sûrement meilleure que celle de beaucoup. Je n’en doute pas. Les moments de faiblesse, c’est normal. Le barbecue, la famille, la fatigue : tout le monde craque. Ce qui n’est pas normal, c’est que des professionnels dont c’est le métier refusent de grandir et d’adapter leurs recommandations à ce dont la planète a besoin.

Il est temps qu’on exerce tous une santé pérenne. Pas seulement pour soi. Pour l’humanité, pour les animaux, pour ceux qui viendront après nous. Moins nombriliste, plus vivante.

Ce qu’on te répond… et ce qu’on y répond

« Mon diététicien m’a dit de manger de la viande » : ce qu’on y répond

  • « Un praticien doit s’adapter à son patient, pas imposer une idéologie. » Entièrement d’accord. C’est pour ça que la transition peut inclure des produits animaux pendant un temps. Mais s’adapter, c’est aussi proposer un chemin vers mieux, pas valider indéfiniment le point de départ.
  • « La viande locale et de qualité, c’est écologique. » Un bœuf élevé à l’herbe émet souvent autant, voire plus, qu’un bœuf intensif par kilo de viande, car il grandit plus lentement. Le transport, lui, ne pèse qu’une petite partie de l’empreinte. Local ne veut pas dire léger.
  • « Les abats, c’est une mine de vitamines. » Les vitamines des abats viennent de ce que l’animal a mangé ou reçu en complément. Tu peux les prendre à la source : végétaux, soleil pour la vitamine D, complément pour la B12. Sans exploiter de bébés animaux.
  • « Le poisson, c’est indispensable pour les oméga-3. » Le poisson tire ses oméga-3 des algues. Graines de lin, de chia, noix et huiles d’algues les apportent, sans les fermes intensives ni les métaux lourds.
  • « Tu culpabilises les gens. » Au contraire, je les déculpabilise : ce n’est pas leur faute. J’attends simplement davantage de ceux dont c’est le métier de les guider.
  • « Les professionnels savent mieux que toi. » Beaucoup savent beaucoup, et je respecte leur travail. Consulte ton médecin, toujours. Mais sur l’alimentation végétale, la compétence ne dépend pas du titre : elle dépend de la formation et de la pratique.

La bonne nouvelle

Comment choisir un praticien qui t’accompagne vers le végétal

  • Pose la question franchement« Sais-tu accompagner une transition végétale ? » La réponse, et le ton de la réponse, te disent tout.
  • Regarde ce qu’il propose après la transitionUn bon praticien peut t’accompagner pas à pas. Mais il a une direction, et elle est vivante.
  • Vérifie qu’il parle B12Un praticien compétent en végétal en parle dès la première séance. Celui qui en fait un épouvantail ou qui l’ignore, non.
  • Garde ton médecinPour tes analyses, ton suivi, tes traitements. Un coach en nutrition ne remplace jamais un médecin. Il le complète.

Ce qu’on ne fait plus

On ne se cache plus derrière « la qualité » et « de temps en temps ». On ne fait plus d’une période de transition un mode de vie. Et on n’insulte personne : on montre qu’on peut faire autrement, mieux, et que ça marche. Le changement viendra des praticiens qui oseront grandir.

🌱

Choisis le végétal, et fais-le bien. Pas dans la colère, pas dans le jugement. Dans la compétence, la douceur et la cohérence. C’est ça, être gardien du vivant.

En vidéo

Répondre aux remarques pro-viande

Marco Pois Chiche en parle sur sa chaîne YouTube : voir la vidéo sur YouTube.

Le végétal, c’est serein et durable.

À santé égale, une assiette végétale épargne des terres, de l’eau, des forêts et des vies. La viande, c’est un stress qu’on donne à son corps, et une souffrance qu’on impose à des animaux, souvent encore bébés. Chaque praticien qui ose le dire change des centaines d’assiettes.

Pourquoi les conseils seuls ne suffisent pas

Critiquer, c’est facile. Former, c’est autre chose. C’est pour ça que j’ai créé Vegaïa : pour former les personnes qui veulent transformer leur santé grâce au végétal, et qui veulent accompagner de la meilleure des manières celles qui s’éveillent. Pas avec des slogans. Avec plus de 250 contenus dédiés et plusieurs professeurs experts dans leur domaine.

Marco Pois Chiche en formation, devenir praticien en alimentation végétale

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Une école pour les praticiens, coachs, thérapeutes et passionnés de santé végétale, avec une mission claire : transmettre les clés de l’expertise en nutrition et transition végétale, consciente et respectueuse des lois du vivant.

  • Plus de 250 contenus, avec plusieurs professeurs experts
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Plus de 30 000 personnes ont suivi mes protocoles en 6 ans. La formation, c’est tout ce que j’ai appris en les accompagnant, transmis à ceux qui veulent en faire leur métier.

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Marco Pois Chiche

Je ne veux pas d’une armée de gens en colère. Je veux une armée de gardiens du vivant, compétents et doux, qui montrent qu’on peut prendre soin des humains sans faire de mal au reste du monde.

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⚠️

Précautions. Cet article ne remet pas en cause le suivi médical : consulte ton médecin pour tes analyses, tes symptômes et tes traitements, et ne modifie jamais un traitement sans son avis. Une transition végétale se fait progressivement, avec une attention particulière pendant la grossesse, l’allaitement, l’enfance, en cas de maladie chronique ou de trouble du comportement alimentaire. En alimentation végétale, la B12 se complémente toujours.

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À lire aussi : pourquoi arrêter la viande, pourquoi arrêter les œufs, devenir coach en alimentation végétale et écologie et alimentation.

Questions fréquentes

Pourquoi les diététiciens recommandent-ils encore la viande ?

Par formation, par habitude et parce que c’est ce qu’ils connaissent le mieux. Beaucoup de cursus présentent encore l’alimentation végétale comme un risque plutôt que comme une compétence. De plus en plus de professionnels se forment pourtant à l’accompagner.

Un naturopathe peut-il être vegan ?

Bien sûr. La naturopathie s’intéresse au terrain, aux émonctoires, à la vitalité : une alimentation végétale, vivante et bien construite s’inscrit parfaitement dans cette logique. Ce qui compte, c’est la compétence pour accompagner une transition.

Faut-il manger de la viande de qualité de temps en temps ?

Ce n’est pas nécessaire à la santé si l’alimentation végétale est bien construite, avec une complémentation en B12. Pendant une transition, en consommer encore un temps peut être une étape. L’important est la direction.

Comment trouver un praticien spécialisé en alimentation végétale ?

Demande-lui s’il sait accompagner une transition végétale, s’il parle de B12 et s’il a lui-même l’expérience de ce mode de vie. Émilie peut aussi t’orienter vers un praticien formé par Vegaïa.

Comment devenir praticien en nutrition végétale ?

En te formant sérieusement : physiologie, nutriments à surveiller, accompagnement des transitions, dimension émotionnelle. C’est le cœur de la Formation Vegaïa, pour devenir coach en longévité végétale.

Émissions de l’élevage : FAO, Tackling Climate Change Through Livestock, 2013. Cohortes citées : EPIC-Oxford ; Adventist Health Study 2.

Les contenus Vegaïa sont informatifs et ne remplacent pas un avis médical.

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